Le modélisme ferroviaire est une activité de modélisme
concernant les trains et le monde ferroviaire, et tout particulièrement leur
reproduction suivant une échelle et un thème définis, ainsi que leur
exploitation.
Il s'agit de l'évolution du simple jeu avec un train miniature ou du fait de
jouer au train électrique : le but est de constituer une maquette réaliste sur
laquelle les trains seront le sujet central. Le modélisme ferroviaire consiste
alors, pour la plupart de ses pratiquants, à construire un réseau (parfois
improprement appelé « circuit ») aménagé et décoré, sur lequel le modéliste fera
circuler ses trains.
Le modélisme ferroviaire est donc une double activité : à la fois modélisme, par
la construction ou l'amélioration de modèles réduits (super-détaillage), et
maquettisme, par la construction d'un réseau ou d'un diorama sur lequel
circulera ou sera posé le train modèle. Bien qu'il s'agisse d'une activité
assimilable dans la majorité des pratiques au maquettisme, le terme de modélisme
est et demeure le plus usité.
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Dépôt en 0 (échelle 1:43,5) présentant des
locomotives françaises type 230 F et 141 P.
Modélistes ferroviaires
Les personnes pratiquant le modélisme ferroviaire font
partie des ferrovipathes (qui signifie avec humour « malades de train »), terme
qui regroupe les amateurs du monde des chemins de fer et des trains en tous
genres. Le pratiquant du modélisme ferroviaire est appelé modéliste ferroviaire.
Le néologisme ferromodéliste, est également employé par les modélistes
ferroviaires, qui pratiquent, du coup, le ferromodélisme. Ceux-ci sont
majoritairement des hommes, la tranche d'âge la plus représentée étant les 40-69
ans.
Le modélisme ferroviaire peut être un loisir individuel ou être pratiqué dans un
club. Le nombre de modélistes ferroviaires est estimé à environ 30 000 en
France, hors collectionneurs, dont 3 200 faisant partie d'un club affilié à la
fédération française de modélisme ferroviaire.
En 1992, le nombre de modélistes ferroviaires aux États-Unis était estimé à 250
000, soit 0,1 % de la population de l'époque.
72 % d'entre eux sont possesseurs d'un réseau, le reste étant majoritairement
des constructeurs ou des collectionneurs modélistes. Ces chiffres ne tiennent
pas compte des simples détenteurs d'un coffret de train, ni des Trainspotters.
L'activité est alors familiale la plupart du temps, ou regroupée en clubs
informels, le propriétaire d'un réseau ouvrant ses portes à d'autres modélistes
qui participent à la construction et son exploitation.
Histoire du modélisme ferroviaire
Les débuts du modélisme ferroviaire sont plutôt obscurs. On
ne sait pas vraiment qui a eu l'idée de miniaturiser les trains, mais cela s'est
fait alors que le monde adoptait massivement le transport ferroviaire. Les
premiers trains sont des reproductions libres, produits par des fabricants
d'objet en fer-blanc, qui profitent des chutes pour réaliser de petits trains.
Vers 1840, des machines à vapeur miniaturisées sont disponibles en Angleterre,
permettant de créer les premiers trains miniatures. En 1891, Märklin présente un
train à mouvement d'horlogerie, mais la majorité des productions sont des trains
à traîner ou des trains de plancher. Ces trains resteront aux catalogues des
fabricants jusqu'en 1930.
Viennent ensuite ce qu'on appelle les trains jouets, roulant sur rails ; les
rails en coupons, d'abord à ornières puis avec de véritables rails, assemblables
à l'envi, apparaissant avec le siècle, et permettant les premiers ovales de
voie, agrémentés pour certains d'aiguillages. Les trains quant à eux sont des
maquettes en tôle estampée et/ou lithographiée. Ce type de reproduction, mis au
point vers 1910, est appelé Tin plate, et les marques JEP, Hornby, Märklin en
ont été emblématiques. Les trains sont alors reproduits à des échelles comprises
entre le 1:15 et le 1:45, sans qu'aucune standardisation n'intervienne entre les
différentes marques. C'est plus l'évocation du matériel reproduit qui prime : on
est là dans une forme de reproduction qui est clairement celle du train jouet
plutôt que celle du modélisme.

Train jouet en Tin plate
Les modèles populaires sont des reproductions sommaires, une Pacific et ses six essieux se retrouvent bien souvent réduite à deux essieux, ceux du bogie moteur entraînant le jouet. Les modèles fins tout en métal existent cependant, par le biais de firmes spécialisées ou du travail d'artisans (Fournereau, Gaume, Lequesne, etc.); les premiers modélistes ferroviaires devant souvent recourir à la construction intégrale de modèles. Les premiers modèles reproduisant plus fidèlement les trains de l'époque sont vendus à un prix qui fait du « beau train » un loisir bourgeois. Certains cherchent à faire mieux que faire rouler des trains : ce sont les premiers modélistes ferroviaires, amateurs de trains plus conformes roulant dans un décor, dont le premier club est fondé à Londres en 1912. Cette nouvelle passion arrive en France au lendemain de la Première Guerre Mondiale. La première association française de modélisme ferroviaire est créée en 1929 par quelques amateurs : l'Association française des amis du chemin de fer (AFAC). Elle occupe toujours ses locaux dans les sous-sols de la Gare de l'Est.
Échelles normalisées
Un certain nombre d'échelles de reproduction existent, repérées par un rapport
(1:87, 1:220…) ou une lettre ou un chiffre (HO, O…) et normalisées par la NMRA
et le MOROP, sauf mention contraire.
La lettre ou le chiffre désignant l'échelle est au masculin : « le HO », « le
Zéro »… La prononciation de la désignation est parfois donnée pour faire la
différence entre le chiffre zéro et la lettre O, ainsi que la notation utilisée
aux États-Unis ou au Royaume-Uni.
Les échelles normalisées les plus souvent rencontrées sont :
II (« Deux ») : échelle 1:22,5 souvent réservée par ses dimensions au train de jardin. Pratiquée aux États-Unis sous l'appellation de F (rapport de 1:20,32 (15 mm scale), pour ce qui est de la reproduction à l'échelle exacte. Le G, diminutif de Garden (« jardin » en anglais), est la désignation d'un ensemble plus large de rapports de réduction, allant du 1:20,5 au 1:28, pour faciliter la reproduction.
I (« Un » ; 3/8" scale) : échelle 1:32, échelle anciennement populaire, à présent vendue plus confidentiellement par Märklin ou quelques artisans.
0 (« Zéro », ou « O » ; 1/4" scale) : échelle 1:48 (US), 1:45 (Allemagne) ou 1:43,5 (France, Royaume-Uni), beaucoup utilisée par les trains jouet entre 1920 et 1950. En Europe, contrairement aux États-Unis, le Zéro est maintenant réservé aux amateurs à budget conséquent. Très utilisée pour des réseaux très détaillés, cette échelle est très populaire pour la reproduction de chemin de fer à voie étroite.
S (3/16" scale) : échelle 1:64, rarement utilisée en Europe mais courant aux États-Unis, notamment dans la reproduction de chemin de fer à voie étroite.
00 (« double-zéro », ou « Doublo » ; 4 mm scale) : échelle 1:76, presque exclusivement disponible au Royaume-Uni.
HO (« H-O », deux lettres séparées) : échelle 1:87 (Europe) ou 1:87,1 (3.5 mm scale ; USA), créée en 1935, c'est l'échelle la plus répandue dans le monde, représentant la majorité des productions industrielles.
TT : échelle 1:120, rarement utilisée en dehors de l'Europe de l'Est.
N : échelle 1:160, popularisée par la firme Arnold-Rapido en 1965, c'est l'échelle la plus répandue après le HO pour son gain en place. Très utilisée au Japon et aux États-Unis.
Z : échelle 1:220, lancée par Märklin en 1972. Encore peu répandue en France, cette échelle se partage entre des reproductions de trains européens, principalement allemands et suisses, et des trains américains.

Réseau d'exposition en Om (1:43,5)
Réseau italien à l'échelle HO (1:87)
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